Témoignages d'apprentis: commencer l'apprentissage

Barbara, apprentie conductrice de véhicules lourds 

«Être sur la route tous les jours, c'est un rêve que mon apprentissage m'a permis de réaliser! Depuis toute petite, j'étais fascinée par les camions, ces géants de la route. Être aujourd'hui seule au volant est une sensation incroyable, mais c'est aussi une responsabilité importante. L'indépendance est une des caractéristiques de ce métier. 

Je voulais vraiment faire un apprentissage de conductrice de véhicules lourds. Mais où? Grâce à des stages d'orientation que j'ai effectués dans plusieurs entreprises, j'ai pu découvrir les différentes facettes de ce métier. Faire plusieurs stages est une bonne façon d'avoir une vue d'ensemble de la profession. 

Le choix d'un métier est une chose, les matières scolaires en sont une autre… Je suis contente d'avoir travaillé et tenu bon jusqu'au bout à l'école obligatoire, même si cela n'a pas toujours été une partie de plaisir. Le passage à l'école professionnelle a ainsi été plus facile pour moi que pour beaucoup de mes camarades! » 

Dominique, apprenti gestionnaire du commerce de détail 

«Rester toute la journée debout est assez fatigant. Être toujours aimable avec la clientèle et la conseiller de manière compétente demande pas mal d'énergie, surtout quand on est dans un jour où l'humeur est moins bonne. 

La formation de gestionnaire du commerce de détail exige un engagement quotidien. À l'école professionnelle, j'apprends les bases théoriques de la vente et je me familiarise avec le très vaste assortiment de produits et de prestations de La Poste Suisse. Je peux ensuite mettre ces connaissances en pratique, et acquérir de l'expérience avec la clientèle. Comme l'horaire est irrégulier et que je dois souvent travailler jusqu'à 19 heures, je ne peux plus participer à tous les entraînements de mon club de football. 

Le passage de l'école obligatoire à l'apprentissage a changé beaucoup de choses pour moi. Je ne peux par exemple plus manger à la maison à midi. J'ai aussi davantage de devoirs, et j'ai dû apprendre à m'organiser. Mais je reçois un salaire d'apprenti à la fin du mois en contrepartie. Dans tous les cas, je suis satisfait comme cela et je ne retournerais dans une école à plein temps pour rien au monde!» 

Anna, apprentie employée de commerce 

«Je suis en première année d'apprentissage à La Poste Suisse. Je suis très contente d'avoir trouvé enfin une super place après de nombreuses candidatures. Avant de postuler, j'ai visité un salon des métiers et j'ai effectué plusieurs stages d'orientation dans différentes entreprises. 

Dès que j'ai su que mon entreprise me prenait comme apprentie, j'ai eu hâte d'entrer dans le monde professionnel! La formation allait-elle être difficile? Quel soutien allais-je recevoir de ma formatrice en entreprise? Est-ce qu'il y aurait beaucoup à apprendre à l'école professionnelle? Est-ce que je pourrais encore voir régulièrement mes ami-e-s ou continuer mes entraînements avec mon équipe? Je me suis posé beaucoup de questions. 

Les premières semaines de l'apprentissage ont pleinement répondu à mes attentes. Je suis contente de m'être accrochée jusqu'au bout à l'école. Cela en valait la peine: tout se passe bien pour moi à l'école professionnelle.» 

Lara, apprentie menuisière 

«Je suis habile de mes mains et j'aime travailler le bois. Lors d'un entretien avec la conseillère en orientation, j'ai pris conscience que je voulais devenir menuisière. 

Je suis actuellement en première année d'apprentissage de menuisière et le métier me passionne toujours comme au premier jour. J'ai trouvé ma place d'apprentissage environ un an avant la fin de l'école obligatoire, à la menuiserie de mon village. Génial! J'ai alors pensé: adieu l'école, bonjour l'apprentissage! Je considérais l'école comme déjà terminée. 

Dès la première semaine de mon apprentissage, j'ai dû façonner une pièce de bois. Mon formateur en entreprise a esquissé les dimensions sur une feuille de papier, comme cela se fait dans le métier. Mais comment convertir ces chiffres en longueur, largeur, hauteur? Ah oui, il me semblait qu'on avait vu ça durant la dernière année scolaire… À l'école professionnelle, cela a été encore pire: après les premières leçons, j'avais déjà besoin de cours de soutien! Si c'était à refaire, je travaillerais et je me concentrerais jusqu'au bout de la scolarité obligatoire, même si je n'aime pas trop l'apprentissage théorique!»

Michel, apprenti logisticien 

«Pourquoi aller à l'école? Moi, tout ce que je voulais faire, c'était travailler! Les deux dernières années d'école secondaire ont été particulièrement difficiles: je n'avais plus envie d'étudier. Mes notes ont évidemment plongé! 

Mais à cette époque, cela m'était égal. Pourquoi étudier? La seule chose qui m'intéressait, c'était de quitter enfin l'école, d'entrer dans le monde du travail, de gagner mon premier salaire. Après plusieurs entretiens avec la conseillère en orientation et divers stages d'orientation, tout est devenu clair pour moi: je voulais être ‹postier›. La formation s'appelle en fait logisticien CFC, avec l'orientation distribution. Depuis l'été dernier, je suis tous les jours sur la route et je dessers plus de 500 clients. 

L'école professionnelle, c'est autre chose: je dois vraiment faire beaucoup d'efforts pour suivre. Mon formateur en entreprise m'a même menacé de rompre mon contrat d'apprentissage si je n'améliorais pas considérablement mes résultats scolaires.»